Son style évolue graduellement de figuratif vers l’abstrait, passage que s’empresse de souligner les deux grands quotidiens de la ville de Québec : Le Soleil et l’Action Catholique. Ces derniers saluent en lui l’un des « meilleurs jeunes peintres canadiens » . En mars 1961, on le retrouve aux côtés de Edmund Alleyn, d’Aristide Gagnon, de Jean-Paul Lemieux et de Claude Picher. Cette exposition du « Groupe des Cinq », pour reprendre l’expression du critique d’art du Soleil, crée une véritable sensation dans la Vielle Capitale. « C’est sans contredit la plus authentique exposition de peintures offerte depuis longtemps au public québécois», déclare l’Action Catholique. Pour Paule-France Dufaux, les oeuvres de Benoît Côté qui sont à « mille pour cent abstraites , coupent littéralement le souffle ». (le Soleil 18 mars 1961).
Premier chez les peintres québécois à s’intéresser aux oies blanches; le sujet exerce une fascination sur Benoît Côté. D’abord à l’Île aux Oies qu’il fréquente régulièrement, puis de sa résidence à l’île d’Orléans où il habite depuis 40 ans, il les observe : elles le captivent. Déjà en 1965 et 1966 il présente deux expositions ayant pour sujet les oies blanches. |